Réglementation animale

Le nombre d’animaux de compagnie ne cesse d’augmenter, enrichissant la vie quotidienne des habitants. Pour garantir une cohabitation harmonieuse dans les espaces publics, notamment sur les trottoirs et dans les espaces verts et de loirirs, la ville de Malzéville encourage la responsabilité citoyenne des propriétaires d’animaux.

La présence d’animaux en milieu urbain est encadrée par diverses règles visant à garantir la sécurité, la propreté et le bien-être des habitants ainsi que des animaux eux-mêmes.

Plusieurs règles principales s’appliquent.

Identification et vaccination

L’identification par puce électronique est obligatoire pour les chiens et chats. La vaccination contre la rage est également obligatoire pour les chiens (article L212-10 du code rural).

Tenue en laisse et muselière

Dans les lieux publics, les chiens doivent être tenus en laisse. Pour les chiens de catégorie 1 (chiens d’attaque) et 2 (chiens de garde et de défense), le port de la muselière est obligatoire, ainsi que la tenue en laisse par une personne majeure (article L211-15 du code rural).

Accès aux espaces publics

  • Parcs et jardins : l’accès au parc de La Douëra est interdit aux animaux par arrêté municipal.
    • Transports en commun : les animaux sont interdits dans le réseau Stan, sauf les chiens guides pour personnes malvoyantes et chiens d’assistance, ainsi que les animaux de petite taille placés dans un panier.

Propreté et déjections

Les propriétaires de chiens doivent ramasser les déjections de leurs animaux sur la voie publique. Le non-respect de cette règle peut entraîner une amende de 135 € (Article R634-2 du code pénal).

Nuisances sonores et comportements

Les aboiements répétés et prolongés peuvent être considérés comme du tapage et sont passibles d’amende. Les propriétaires doivent veiller à ce que leur animal ne trouble pas la tranquillité du voisinage.

Les animaux doivent être sous le contrôle de leur propriétaire pour éviter tout comportement agressif ou dangereux.

Ces règles visent à assurer une cohabitation harmonieuse entre les animaux et les habitants en milieu urbain, tout en garantissant le bien-être animal et la sécurité publique.

Chiens de catégories particulières

La loi n° 2008-582 du 20 juin 2008 renforce les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.

Un permis de détention est désormais obligatoire pour détenir un chien catégorisé (1et2). Le permis de détention est soit provisoire pour les chiens âgés de moins d’un an, soit définitif pour les chiens âgés de plus d’un an. Il convient de remplir le formulaire que l’on peut trouver sur internet (cerfa 13996*01) pour les chiens catégorisés de plus de huit mois. La délivrance du permis relève du maire du lieu de résidence du propriétaire ou détenteur de l’animal.

Fiche pratique

Copropriété en difficulté : état de carence

Vérifié le 19/10/2020 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Lorsque le syndicat de copropriétaires rencontre de graves difficultés financières (par exemple, incapacité à réaliser des travaux importants) ou de gestion, la copropriété peut être déclarée en état de carence. Cet état est déclaré par le tribunal après l’intervention d’un expert. En cas de carence avérée, l’immeuble est exproprié, c’est-à-dire saisi.

Pour qu’une copropriété soit déclarée en état de carence, le syndicat de copropriétaires doit être dans l’incapacité d’assurer la gestion de la copropriété ou rencontrer de graves difficultés financières. C’est le cas si le syndicat n’est pas en mesure d’assurer l’entretien de l’immeuble ou de réaliser des travaux importants.

Un état des lieux de la copropriété doit être fait par le tribunal. La demande d’état des lieux doit être faite par l’une des personnes suivantes :

  • Maire de la commune ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière d’habitat
  • Préfet (avec accord du maire ou président de l’EPCI)
  • Syndic de copropriété
  • Administrateur provisoire s’il en existe un
  • Copropriétaires représentant au moins 15 % des voix du syndicat de copropriétaires

Le tribunal doit ensuite désigner un expert chargé de constater les points suivants :

  • Importance du déséquilibre financier de la copropriété
  • Répartition des dettes par copropriétaires
  • Nature et état des parties communes et des désordres dans les parties privatives affectant la sécurité et la santé des personnes
  • Importance des travaux à mettre en œuvre pour garantir la santé et la sécurité des habitants

Les résultats de l’expertise doivent être notifiés aux personnes suivantes :

  • Syndicat des copropriétaires et aux copropriétaires ou à l’administrateur provisoire s’il en existe un
  • Maire de la commune ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Préfet

En fonction des conclusions du rapport d’expertise, le tribunal peut déclarer l’état de carence de l’immeuble.

Cette décision est alors notifiée à l’ensemble des personnes suivantes :

  • Syndicat des copropriétaires
  • Copropriétaires
  • Administrateur provisoire s’il en existe un
  • Auteur de la saisine
  • Organisme payeur des allocations logement
  • Maire de la commune ou au président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Préfet

  À savoir

si l’adresse d’un ou plusieurs destinataires n’est pas connue, la notification est faite par affichage à la mairie et sur la façade de l’immeuble.

En cas d’état de carence déclaré, l’expropriation, c’est-à-dire la saisie de l’immeuble, peut être décidée au profit des personnes suivantes :

  • Maire ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Concessionnaire d’une opération d’aménagement
  • Société de construction dans laquelle l’État détient la majorité du capital

L’expropriation doit avoir pour objet soit la rénovation de l’immeuble pour des logements d’habitation ou pour un autre usage, soit la démolition totale ou partielle de l’immeuble.